Yoga à La Rochelle
La présence à soi par le yoga
- Les séances ont lieu 37 bis rue de Jéricho à La Rochelle. (voir la carte)
- Deux cours par semaine : le lundi soir de 18h30 à 20h30 et le jeudi matin de 10h à midi.
- Ouvert aux débutants
- Amener seulement un tissus pour les tapis et des vêtements souples qui permettent de respirer et de bouger librement
- Tarif : 200 euros pour 10 séances ou 20 euros par séance.
J’appelle yoga un ensemble d’expériences que je propose dans les séances que j’anime. Cependant, ce terme, commode en un sens, ne dit tout de même pas très clairement de quoi il s’agit… Le mot yoga est chargé de significations multiples et recouvre des pratiques très diverses. Celle que je propose comprend en effet des éléments qui viennent du fond indien, du grand champs des expériences menées en Inde par certains chercheurs et aventuriers de la vie intérieure depuis …longtemps. Mais les recherches et les intentions de ces anciens ne sont pas forcément les mêmes que les nôtres aujourd’hui, même si elles se rejoignent peut-être aussi…
L’expérience
J’invite ceux qui viennent à mes ateliers à expérimenter certaines choses, à s’exercer à certaines habiletés, à porter leur attention dans certaines directions…
Oui ! D’accord… mais encore ?
L’attention est invitée à se tourner vers … l’intérieur, ce qui est déjà un changement relativement majeur par rapport au mode de fonctionnement habituel.
L’expérience est corporelle et engage la totalité de l’être.
Les exercices sont toujours à vivre dans la conscience des sensations et de la respiration.
À propos de la respiration, la proposition est de se mettre au service de celle-ci et non pas de … s’en servir pour accéder à tel ou tel état.
Ce n’est donc pas une technique respiratoire, ni même un apprentissage de la respiration, mais plutôt l’art de suivre et de servir l’intelligence sensible et profonde du souffle.
Ce que je peux en dire n’est pas vraiment « compréhensible » par quelqu’un qui n’a pas expérimenté au moins un peu cette écoute du ressenti corporel. Heureusement, de plus en plus connaissent au moins un peu cette expérience aujourd’hui.
Le début
La première étape est toujours de commencer par s’arrêter, par se poser, par se déposer même, pour cesser de faire, et pour laisser-faire cette intelligence innée qu’on appelle la respiration pulmonaire. Laisser-faire et accueillir, ressentir, contempler intérieurement le rythme, les sensations, les couleurs des vagues successives du souffle. Le corps respire, de lui même, « animé » par le souffle. Revenir à cette réalité première, élémentaire, c’est revenir à ce qui est naturel en nous, non éduqué, à cette profonde et mystérieuse vie intelligente qui est notre base et notre source. C’est la manière la plus intime d’être en contact direct avec la vie, et avec nous-même en ce que nous sommes cette vie que nous accueillons, cette vie que nous sentons au début comme étrangère à nous-mêmes et en même temps si familière.

Cette première étape nous met face à une difficulté majeure, très essentielle à voir, et qui n’est pas nouvelle : notre capacité si fluctuante à être attentif, à ne pas laisser notre attention consciente être « emmenée », « détournée » de son point focal, par le flux puissant des pensées. La condition humaine normale étant d’être immergé dans la pensée, l’humain qui se pose commence donc par voir à quel point il lui est difficile de ne pas être accaparé, envahi, et presque seulement mu par les pensées diverses qui lui passent par la tête. Commencer ainsi par se désintérersser du monde extérieur, lointain, passé, ou à venir, donner moins d’importance aux pensées en nous pour se mettre à l’écoute des sensations, est bien une révolution pour nombre d’entre nous. Et d’ailleurs l’expérience en attirerait moins si elle ne s’accompagnait pas de savoureuses détentes. Car, en effet, moins penser, ou même ne plus penser du tout, sentir silencieusement la vie en soi peut-être très agréable… Notre corps assommé et tendu qu’il est d’être depuis longtemps sous le joug de pensées de peurs, de colère, de tristesses, apprécie immédiatement le calme qui advient quand le mental se tait et ce sont alors retrouvailles joyeuses avec une spontanéité vivante et paisible qui est à chaque instant équilibrage intelligent et mouvement épanouissant.
Bien sûr, bien souvent, les pensées reviennent et ces répits ne sont que de courtes durée, mais plus on se branche sur les sensations, plus l’ancrage intérieur devient solide, durable, et c’est bien une des premières habiletés que découvre et cultive celui qui s’adonne à cette expérience fondamentale. Ce passage de la vie agitée et tournée vers l’extérieur à un calme retrouvé par une attention qui se tourne vers l’intérieur, vers les sensations de la vie, de la respiration, du présent du corps, constitue ainsi des retrouvailles heureuses et intimes avec notre profondeur.
Se mettre au service de la respiration
Viennent ensuite, dans la pratique que je propose, quelques exercices qui ont pour objet principal de dénouer les tensions qui gênent, qui contrarient, le mouvement de la respiration. En allant avec la respiration dans sa longueur, dans une amplitude de plus en plus grande, les sensations premières sont celles d’une sorte de libération bien agréable du souffle en soi libérant les bâillements et les soupirs bienvenus.

L’expérience posturale
Puis sont proposés des exercices qu’on nomme postures (asanas en sanskrit). Il s’agit alors de prolonger l’expérience dynamique dans la profondeur de l’immobilité, ou plutôt d’un mouvement qui se continue doucement, intérieurement, sans que la position du corps change dans sa structure. Ainsi, au fil de chaque respiration, il s’agit d’être là, d’être à chaque sensation, d’être à chaque tension ou émotion qui apparaît, d’être présent au souffle qui prend « en main » l’effort à fournir. La respiration est alors ressenti comme un guide intérieur qui structure la posture afin que la vie se libère des tensions qui l’entrave dans sa pleine expression. La présence à soi signifie aussi l’accueil des resistances, et la mise en place spontannée et enthousiaste des forces qui structurent l’épanouissement de la vie : Solidité, fermeté, souplesse, ouverture, tonicité et liberté, rapidité et lenteur, plaisir du mouvement et fluidité, force et verticalité, équilibre et plénitude…


L’intention de l’expérience
Quelle est l’intention ? Quel est l’objectif ? Pourquoi s’allonger sur le tapis, écouter, suivre, sentir, se mouvoir, s’exercer à tel ou tel mouvement, ou dans telle ou telle posture ? Et en premier lieu y a t il une intention ?

En fait les intentions peuvent être très nombreuses. Elles arrivent avec l’être humain qui vient se poser sur le tapis : ce sont ses désirs, ses rêves, ses aspirations profondes.
Le lieu où je vous propose d’aller est … celui où vous êtes déjà !
Être présent à ce que vous êtes, ici et maintenant, au delà de votre forme, de votre nom… dans le silence.

Quid des émotions ?
Cette habileté cultivée à s’extraire du monde seulement mental pour retrouver la conscience inscrite dans l’êtreté sensible du corps sera d’une grande aide dans la vie. Les émotions négatives issues de réactions aux événements présents, ou réactivations d’émotions souffrantes anciennes, ont en effet besoin du temps, cette abstraction mentale, du passé et du futur, pour prospérer et créer mille drames en nous et autour de nous. Revenir au corps, aux sensations est aussi revenir dans le présent. Cela désamorce ces réactions émotionnelles souffrantes et permet de retrouver la paix vivante et a-problématique de l’instant présent.
Mais, inversement, l’observation de ses réactions mentales, de ses pensées tout autant que de ses émotions est déjà une désidentification d’avec elles qui facilitera grandement l’ouverture à l’être.
Et cette capacité à voir l’émotion souffrante, à l’accueillir, à ne plus l’entretenir du carburant de la pensée du temps, est peut-être la plus grande difficulté pour nous tous sur le chemin de l’éveil. Le « rapport » à l’émotion est, de mon point de vue, la pierre angulaire de la maturité humaine, le point où tout se joue. L’égo, ce faux moi créé par notre identification inconsciente à notre mental, est soit entretenu, consolidé, défendu sans cesse dans ces émotions négatives diverses en nous, soit il est vu, reconnu, affaibli, dissous, par un regard lucide et attentif. La souffrance émotionnelle accueillie devient alors notre planche de salut. C’est en cela que l’expérience de la psychothérapie complémente fort bien celle du yoga, pratiques « corporelles » et échanges « spirituels » étant dans le yoga traditionnel indien comme les deux faces d’une même pièce.
Si vous voulez en savoir plus sur ce que je propose dans ce domaine, vous pouvez vous rendre à cette page : psychothérapie.
Importance de la qualité de l’alimentation
Mon expérience de l’alimentation renaturée m’a permis de réaliser l’immense impact de l’alimentation sur notre santé totale, à la fois psychique et physique. Elle est une manière unique et naturelle de vivre depuis cette part en nous qui est en deçà de toute culture et de tout apprentissage, elle est donc profondément « corporelle », non mentale, originelle pour le dire autrement. Elle facilite grandement notre mouvement d’accueil de notre profondeur corporelle tant le corps devient grâce à elle un lieu bien plus agréable à habiter, à ressentir, à vivre et que nous « fonctionnons » depuis son intelligence profonde pour nous nourrir.
Et elle est aussi ce qui m’apparait comme la manière la plus juste de nourrir nos véritables besoins, psychiques et physiques réunis, evitant ainsi bien des troubles et des maladies, bien des états émotionnels souffrants et des maladies psychiques même. J’encourage toute personne intéressée par la pleine santé à considérer cette approche alimentaire et à en faire l’expérience. Car comme le dit le proverbe tiré de la sagesse indienne du yoga, « une once de pratique vaut mieux qu’une tonne de théorie ».
On pourrait s’étonner que cette approche alimentaire ne soit pas citée par les grande traditions spirituelles, et je m’en suis étonné aussi. Une des raisons me semble être que si l’éveil de la conscience est la fin des illusions au sujet de soi, elle n’est pas automatiquement associée à la fin de la tromperie de nos sens par les molécules issues de la cuisson des aliments et de la cuisine en générale. Ces sens trompés continuent de l’être même chez les êtres qui savent qui ils sont en vérité… de même que chez tous les animaux qui se laissent « prendre » par des aliments cuits ou transformés qui ne sont plus bons pour eux mais que leur intelligence alimentaire ne reconnaît pas comme tels.
Vous trouverez plus de renseignements sur ce sujet à cette page : alimentation renaturée